Alive par Scott Sigler

Bonjour !

Je reviens à nouveau régulière, car les heures à l’internat devraient m’aider à prendre un rythme 😉

Donc je viens vous parler de Alive de Scott Sigler

alive

Résumé :

« J’ouvre les yeux dans le noir. Le noir total. J’entends ma propre respiration, mais rien d’autre. Je soulève la tête – elle bute sur une surface solide, qui ne bouge pas d’un pouce. Il y a un mur juste devant mon visage. Non, pas un mur… un couvercle. »

Em se réveille dans les ténèbres, seule, entravée dans un espace confiné qui ressemble à un sarcophage. Elle sait que c’est le jour de son anniversaire mais… c’est tout. Elle ne se rappelle ni son nom, ni ce qu’elle a fait la veille, ni le visage de ses parents. Elle n’y comprend absolument rien. Lorsqu’elle parvient, à force de volonté, à se libérer de ce piège, elle découvre, autour d’elle, onze autres cercueils, dont certains occupants sont encore en vie. Une initiale et un nom de famille sont gravés sur chaque sarcophage.

La jeune fille prend la tête du petit groupe d’adolescents – qui pensent tous avoir douze ans, mais qui en paraissent plutôt dix-sept – et découvre un labyrinthe de couloirs poussiéreux, constellés par endroits d’ossements. Se trouvent-ils sous terre ? Y a-t-il d’autres survivants ? Comment trouver eau et nourriture ? Et surtout : qui sont-ils, quels sont ces étranges symboles qui marquent leur front, comment se sont-ils donc retrouvés là ?

Le nouveau thriller fantastique de Scott Sigler prend le lecteur à la gorge dès la première ligne : rivalités, personnalités qui s’affrontent, machination qui se joue sans qu’ils le sachent… nos jeunes amnésiques se débattent pour sortir d’un piège dont ils ignorent tout. Un auteur à la maestria reconnue, régulièrement classé dans les listes des meilleures ventes du New York Times, tisse un suspense impitoyable, à mi-chemin entre Le Labyrinthe et Sa Majesté des mouches.

Mon avis :

Au vu de la couverture et du résumé, le livre commence plutôt bien !

La couverture est magnifique ! Elle attire l’oeil et elle donne envie de lire le résumé, qui lui donne envie de lire le livre !

Le résumé, lui, est prenant, on a tout de suite envie d’ouvrir le livre et de se plonger dans la lecture …

Donc, après mon achat, je me suis lancée dans la lecture, plutôt rapidement d’ailleurs ^^

Le début (je vais faire ma chronique en plusieurs points parce que, pour une fois, j’ai pas mal de choses à dire ! :D) est de suite prenant, l’atmosphère est oppressante, on se met immédiatement dans la peau des personnages, on se pose des questions… C’est donc vraiment prometteur, on a pas envie de lâcher le livre !

Le style est fluide, prenant, et très agréable ! Dès les premiers mots, on est plongés dans l’ambiance, l’atmosphère pèse sur nos épaules et les personnages sont tellement bien décrits que l’on peut les voir se dessiner sous nos yeux

Bon, jusque là, ce n’est que des points positifs… Passons maintenant au sujet qui fâche : LA FIN

Pour moi, l’auteur est parti trop loin. Le début fait tellement réaliste, que la fin me semble plus qu’acadabrante… Mais je me refuse à vous en dire plus car je risquerais de spoiler…

Extrait :

« Spingate s’empresse d’ouvrir le reste des sarcophages. Cinq contiennent de petits corps émaciés. Trois libèrent des vivants, endormis tout comme O’Malley.

Je ne me souviens pas de ma mère mais, d’une certaine façon, je me rappelle être allée faire les courses avec elle. Avant de déposer la boîte d’œufs dans notre caddie, elle avait l’habitude de l’ouvrir afin de vérifier qu’aucun d’entre eux n’était cassé. Cette pièce ressemble à une douzaine d’œufs en boîte : six cassés, détruits à jamais, six encore intacts. »

Conclusion :

Un livre qui démarrait très très bien mais la fin a soufflé mon coup de coeur… Dommage !

Expression que je lie à ma lecture :

« Je ne suis pas fou, ma réalité est juste différente de la votre »

je ne suis pas fou...

Je ne sais pas pourquoi c’est celle-là que j’associe mais j’ai immédiatement pensé à ce livre lorsque je l’ai lue ^^

Bonne lecture 😉

Petite Pousse ❤

 
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Le rêve d’une enfant

Bonjour !

Je suis ce matin retombée sur un de mes vieux blogs que j’avais crée sur Canaille Blog. e principe était simple, on me demandait un thème d’histoire et je l’écrivais (un peu comme ma boîte à idée disponible ici)

J’ai retrouvé un vieux texte que j’aimais beaucoup, et j’ai décidé de le retravailler. Le voici, n’hésitez pas à me donner votre avis ! 😉

Le rêve d’une enfant

Je m’appelle Cyrielle. J’écris sur un bout de papier froissé,abandonné au coin de la rue par un passant. Le papier c’est pour les riches, pas pour moi. Je dois me contenter des déchets, de tout ce que personne ne veut plus. Comme moi.

Je vis au« Palais des enfants ». C’est comme ça qu’on l’appelle.Les dames qui s’occupent de nous, elles, appellent ce lieu« L’hospice. »

Je ne fais partie d’aucune bande. Je suis trop différente de ceux qui vivent avec moi. Moi j’ai de l’ambition. Pas eux. D’après les sœurs,je suis folle à lier. Mais moi, tout ce que je veux, c’est monter sur les nuages.

Le Palais, c’est mon lieu de vie. Mon seul foyer. Je suis, comme tous ceux recueillis ici, une enfant abandonnée. C’est fréquent. Les gens importants trop riches, lassés de leurs femmes, sont souvent nos pères. Les bonnes de ces gens importants, appelées un soir et mises à la porte le lendemain sont souvent nos mères. C’est fréquent. C’est comme ça que ça se passe, c’est tout. Et encore,on a de la chance ! Nous au moins, on ne traîne pas sur la route. On ne fait pas la manche. Si on regarde bien, c’est vraiment un palais.

Quand j’aurais fini d’écrire, je lancerais ce papier au vent et le roi des nuages, après avoir lu mon histoire, viendra me chercher sur son cheval d’air et m’emmènera là où j’ai toujours rêvé d’aller.Dans son palais. Enfin j’espère. J’ai tellement essayé, par tous les moyens, de rejoindre ce monde merveilleux ! Et même si,pour l’instant, rien n’a marché, je garde espoir.

Cyrielle.

C’est encore moi, Cyrielle. J’ai attendu toute la journée, dehors, sur les marches du « Palais » que le roi des nuages vienne me chercher. Il n’est pas venu.

Mais j’y crois toujours, et cette fois, je sais pourquoi mon idée n’a pas fonctionné. Sur ma lettre, j’ai oublié de noter l’adresse du Palais ! Pauvre roi des nuages. Tu as dû me chercher toute la nuit. Excuse-moi. J’aurais dû y penser. S’il te plaît, roi des nuages, vient me chercher ce soir. Je t’attendrais tout le jour s’il le faut. Sur les marches du « Palais ». Et cette fois je te note l’adresse : Rue de Notre-Dame. Je t’attends.

Cyrielle.

Roi des nuages, viens me chercher maintenant je t’en prie ! Au Palais c’est la pagaille. Tout le monde crie partout et des corps jonchent le sol, piétinés. Je me suis cachée sous mon lit, dans le dortoir.Des paysans crient à la Révolution. Ils ont vraiment l’air en colère. J’ai peur. C’est l’enfer. S’il te plaît ro

Cher roi des nuages. J’ai maintenant du papier à profusion. Et par dessus tout, j’ai réalisé mon rêve. Je t’écris de ma petite maison.Celle là même que tu m’as offerte quand je t’ai rejointe. Je t’écris pour te remercier. Je glisserais sûrement cette lettre sous ton oreiller. J’imagine déjà un sourire étirer tes lèvres lorsque tu la découvriras. Tu m’as souvent demandé ce qui m’était arrivé le jour où je t’ai rejoint. Je pense qu’il est plus que temps de te le raconter.

J’étais en train de t’écrire pour que tu viennes me chercher de suite.J’étais terrifiée, les corps que j’avais vu tomber avant de me cacher me hantaient. Tout à coup des nobles ont déboulés dans le dortoir. Ils avaient peur, ça se lisait sur leurs visages et cherchaient partout un endroit où se cacher. Les paysans sont arrivés à leur tour et c’est à ce moment là que les nobles m’ont vue. Un d’eux, dans la panique générale, avait trouvé une épée.Il m’a sortie de sous le lit et a pointée son épée contre ma gorge, comme mettant au défi les paysans d’avancer. Ils ont d’abord eu un mouvement de recul. Mais les nobles sont connus du peuple comme des froussards en général, et ils ont cru qu’il ne me ferait rien.Alors ils ont continué d’avancer. Quand un homme a peur, il ne sait plus ce qu’il fait. Le noble perdait de plus en plus de son assurance à chaque pas que faisaient ceux en face. Il s’est mis à reculer. Il a trébuché et en tombant vers l’arrière, il n’a pas enlevé son épée de ma gorge.

Mais si j’ai toujours souhaité être là, sur les nuages, je lui en veux un peu. J’aurais voulu pouvoir, peut être, trouver un autre moyen de te rejoindre, même si je me rends compte qu’il n’y en a pas d’autre.Mais alors j’aurais préféré attendre un peu. Seulement c’est comme ça,et je suis quand même heureuse d’avoir réalisé mon rêve. Merci, roi des nuages.

Cyrielle.

Dans les rues de Paris, une jeune femme se promenait, le nez au vent. Soudain,une feuille, puis deux, trois, quatre tombèrent lentement jusqu’à ses pieds. Elle se baissa et les saisit. C’étaient des lettres destinées à un certain « Roi des nuages ». Elle leva les yeux et sourit tristement en regardant le ciel.

«  Adieu petite princesse des nuages » murmura la jeune fille.

Puis elle se détourna pour atteindre l’orphelinat où elle travaillait. Un large sourire vint orner ses lèvres lorsqu’elle entendit les enfants dont elle s’occupait l’appeler avec force :

« Cyrielle !Cyrielle ! »

Bonne lecture !

Petite Pousse ❤

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The book of Ivy de Amy Engel

Bonjour !

Je viens aujourd’hui vous parler du best-seller d’Amy Engel : The book of Ivy

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Résumé :

Née pour trahir et faite pour tuer…

Sera-t-elle à la hauteur ?

Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule mission : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils de président. Je me prépare pour ce moment depuis toujours. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes, car les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche …

Mon avis :

Tout d’abord, en recopiant le résumé, je me suis rendue compte qu’il est un peu mensonger quand au réel contenu du livre. Je m’explique, le résumé dit qu’Ivy se prépare à tuer Bishop depuis toujours… Hors dans le début du roman, l’auteure explique que Bishop était censé épouser Callie, l’ainée d’Ivy, et donc le tuer. Ivy prépare ce moment depuis seulement 2 ans avant le commencement de l’histoire. Autre élément, les espoirs de toute une communauté ne reposent pas sur elle, car personne à part Callie et son père, ne sont au courant de ce coup d’Etat.

Ensuite, le titre. Il doit avoir un sens avec la version originale, mais avec la version française que j’ai lue, je ne vois pas vraiment le rapport… Il n’est pas question de livre dans le roman, à part quand elle a l’autorisation d’emprunter dans la bibliothèque personnelle du président.

La couverture, est, on ne peut le nier, magnifique ! Elle attire l’œil, elle accroche, elle pète !

L’histoire dans son ensemble est assez évidente, on comprends qu’elle va développer des sentiments pour Bishop, et qu’elle n’arrivera pas à le tuer. Néanmoins, l’auteure parvient quand même à nous surprendre par moment, notamment sur comment Ivy va parvenir à se dépatouiller pour ne pas tuer Bishop. Et tous les éléments qui gravitent autour de l’histoire sont très intéressants à suivre, l’histoire de la ville, les lois qui la régissent, etc… Elle est tout de même très addictive, on ne peut s’empêcher de tourner les pages pour connaître la suite !

Les personnages ne sont pas tellement creusés mais attachants. Je vous fait un petit retour sur les plus importants.

Mr Lattimer, le président. Au début, nous avons la même image de lui qu’Ivy, qui la tient de son père… pas très élogieuse en somme. On va vite découvrir que c’est un homme qui fait ce qu’il lui semble juste, au détriment de lui parfois…

Mme Lattimer, belle-mère acariâtre, détestable. Mais derrière ce cache une femme brisée et on l’aime quand même…

Mr Westfall, le père d’Ivy. Il est très énervant, mais une fois qu’on en sait un peu plus, on sait que c’est un homme bien au fond (très au fond quand même), avec de bonnes idées dans l’ensemble, mais aveuglé par une volonté de vengeance. On le déteste moins qu’on le voudrait.

Cassie. Elle, par contre, je ne peux pas la supporter. Dès que je vois son prénom, j’ai envie de lui mettre trois paires de claques ! Froide, manipulatrice… non vraiment, c’est un personnage que l’on est contents de ne pas connaître dans la vie réelle !

Bishop. Le garçon parfait, que rêvent toutes les jeunes filles en quête d’amour. Il a ses défauts, mais il reste l’incarnation de la perfection. Et c’est presque un peu dommage.

Ivy. C’est un bout de femme avec un caractère bien trempé, une répartie directe et franche, ce qui apporte de la fraicheur. C’est une jeune fille qui se pose des questions, qui suit les idées qu’elle estime juste.

Justement, Ivy véhicule des valeurs fortes au niveau de l’égalité hommes-femmes, du mariage forcé, des femmes battues… elles auraient méritées d’être approfondies.

Certaines réactions d’Ivy m’ont énervées, je ne voulais pas qu’elle réagisse comme ça ! Mais elles étaient nécessaires à la suite de l’histoire.

Extrait :

 Je savais que Bishop subissait le poids des attentes de son père, de même que moi avec le mien. Le président pense qu’il est parfait. Mon père m’estime bourrée de défauts. Mais nos fardeaux sont similaires. Bishop doit toujours se montrer à la hauteur d’un idéal impossible, tandis que moi, je dois constamment prouver que je suis plus qu’une simple déception.
Désolé, il n’est pas très long, mais je ne peux pas en mettre trop sans vous donner des éléments importants du roman 😉
Citation que je lie à ma lecture :
Je crois que je suis coincé entre qui je suis, et qui je veux être
je-crois-que-je-suis-coince
Conclusion :
Un roman addictif, avec quelques bon rebondissements et personnages, mais malheureusement un peu bateau.
Bonne lecture 😉 ❤
Miss pousse
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Angie, 13 ans, disparue… de Liz Coley

Bonjour, bonjour !

Je croyais avoir posté cet article depuis longtemps, et je viens de découvrir qu’en fait, il était dans mes brouillons… Ô rage, ô désespoir ! 😀

Donc… tout d’abord… BONNE ANNÉE 2017 ! Qu’elle vous apporte joie, bonheur, paix amour et… pleins de bouquins !! 😉

Aujourd’hui, je vais vous parler de Angie, 13 ans, disparue… de Liz Coley.

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Résumé :

Angela,13 ans, est kidnappée pendant un camp de vacances. Elle réussit à s’évader,rentre chez elle …..pour découvrir que son absence a duré 3 ans.
Elle ne se souvient de rien.
Qu’a-t-elle subi durant sa disparition?
Comment s’est-elle échappée et qui est son ravisseur?
Alors qu’Angela tente de retrouver la mémoire, son comportement devient de plus en plus étrange et totalement incontrôlable. La jeune fille l’ignore, mais ce qu’elle a vécu est encore plus terrifiant que tout ce qu’elle peut imaginer….

Mon avis :

J’ai commencé ce livre d’environ 400 pages un lundi soir… Et au bout d’un moment, je me suis demandée s’il était tard, savoir si je pouvais lire encore un peu et être quand même d’attaque demain… Réponse de mon téléphone : Il est 00h00 ! Et j’ai lu 300 pages !

Tout ça pour dire que ce livre est vraiment addictif, et qu’une fois commencé, c’est vraiment très dur de le lâcher !

L’auteure a su décrire le ressentis d’Angie avec une justesse, et une émotion toute particulière, on peut très facilement s’identifier à elle, et rentrer complètement dans l’histoire et la peau du personnage. C’est assez époustouflant. J’espère un jour arriver à décrire si exactement les émotions de mes personnages…

L’histoire est originale, on a vraiment envie de savoir ce qui est arrivé à Angel pendant sa disparition, pendant son enfance (suspens… 😉 ), de savoir ce qui lui arrive maintenant, de savoir comment les gens se sont reconstruits autour d’elle (plus ou moins bien). L’auteure arrive à garder un certain suspens tout au long du roman. On recompose petit à petit, avec Angel (et pas que, mais je n’en dis pas plus 😉 ) l’histoire. Et c’est passionnant de voir toute cette reconstruction et tout ces personnages évoluer, échanger, se rebâtir.

Extrait :

– Angel ?
« Papa avait parlé dans un souffle. Il se tenait sur le palier, pétrifié. Ses cheveux noirs étaient devenus tout gris. Ses yeux mouillés de larmes semblaient avoir cent ans.
Le cœur d’Angie se mit à battre très vite et ses pieds la démangèrent comme s’ils avaient envie de détaler.
– Vous me foutez les boules…
– Nous, on te … ?
De nouveau, ce rire hystérique.
– Angie, où… où étais-tu passée ?
– Quelle question… ! répondit Angie
Elle en avait des crampes à l’estomac.
– Je campais avec les scouts…
Cette façon de la manger du regard, c’était très gênant.
– Oui, je campais, répéta-t-elle, plus fermement.
Son père se mit à descendre l’escalier.
– Tu campais, répéta-t-il à son tour. Tu campais ?
Sa voix monta dans les aigus.
– Pendant trois ans ? »

Conclusion :

C’est avec une main de maître que l’auteure a mené son roman. Elle a su décrire avec exactitude les ressentis et les comportements de chacun, en nous plongeant dans l’histoire. J’ai appris énormément de choses sur le fonctionnement du cerveau humain, et ce qui est sur, c’est que je ne suis pas ressortie indemne de ma lecture !

Citation que je lie à ma lecture :

Dans chaque personne saine d’esprit, il y a un fou qui cherche à sortir

J’ai choisi cette citation parce que, pour moi, elle montre bien que le réel sujet qu’aborde Angie, 13 ans, disparue (je ne vous dis pas lequel c’est, ce serait vous spoiler !) peut correspondre à tout un chacun.

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J’aime beaucoup cette image, qui correspond bien à Angie qui se retrouve coincée entre l’enfance, et ses souvenirs de fille de 13 ans, et l’âge adulte, et son corps de fille de 17 ans.

Bonne lecture ! ❤

Petite Pousse

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Le temps des étoiles de Jo Rouxinol

Bonjour !

Je viens vous parler aujourd’hui de « Le temps des étoiles » de Jo Rouxinol.

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Résumé :

Ilyes a quinze ans. Il est en classe de troisième dans un collège de banlieue. Lorsque Mehdi, un nouvel élève, arrive dans sa classe, ils deviennent rapidement amis. Par son comportement et ses propos antisémites, Mehdi exerce une influence négative sur Ilyes qui finit par se faire remarquer par Mme Lima, son étrange professeur d’histoire. Sans qu’il s’y attende, Mme Lima l’expédie dans le passé et Ilyes se retrouve brutalement à Paris, en 1942, sous l’Occupation allemande. Une leçon d’histoire d’un genre inattendu dont il ne sortira pas indemne…

Mon avis :

C’est maman qui m’a incitée à lire ce livre. Elle ressentait le besoin de le partager avec moi, comme moi j’ai ressentit le besoin de partager avec elle d’autre roman. Et je ne regrette pas de l’avoir lu !

L’écriture est fluide, je n’ai pas vu le temps passer à partir du moment où je l’ai eu entre main. Il est vraiment addictif, on s’attache à Ilyes comme à Mme Lima. Néanmoins j’ai eu une forte envie de coller deux paires de claques à Mehdi (oui ça fait 4… J’étais vraiment énervée ! 😀 )

Avec un brio assez spectaculaire, Jo Rouxinol parvient à faire un parallèle entre la situation des juifs lors de la seconde guerre mondiale et celle des musulmans aujourd’hui, souvent victimes d’amalgames suite aux attentats. D’après maman, ce parallèle n’était pas voulu par l’auteur, mais il n’empêche qu’il est bel et bien là ! 🙂

L’histoire est rondement mené, et je n’ai pas vu venir la fin ! Je pense même que l’auteure aurait pu le faire plus long, je ne sais pas trop comment définir ce sentiment, mais j’ai trouvé le roman trop court, je ne voulais pas que ce soit déjà fini…

Quand à la fin, même si elle était inévitable, j’aurai aimé qu’elle se passe autrement. Mais il était évident que ce ne pouvait pas être autrement. Je m’étais tellement attachée aux personnages que j’avais la vue brouillée par les larmes lors de cette fin. Magnifique.

Extrait :

« Quelque chose va avoir lieu. Les yeux fermés, je me torture encore et encore, Je sais quelle direction prend l’Histoire, la déportation, les camps d’extermination pour la plupart des juifs, mais comment passe-t-on d’une vie presque normale, les dîners en famille, la routine du matin, les rigolades avec les amis, à l’horreur d’une fosse remplie de cadavres ? Ou à un tas de cendres sorti des crématoires? Cela me semble impossible.

Je me revois, déjà étourdi, penché sur la table du collège, à recopier en lettres rouges les dates de mon futur et inimaginable destin. Juillet 1942. J’ai écrit ça. Quel jour ? Le treize ? Le quinze ?

– Sors de là ! Vermine !

Le visage d’une vieille folle apparaît brutalement dans mon champ de vision et m’arrache à mes pensées. La bouche déformée par un rictus haineux, elle m’aboie dessus tout en entrecoupant ses vociférations de rapides coups de langue par lesquels elle fait disparaître les dépôts de bave blanchâtre stockés à la commissure des lèvres.

– C’est interdit ! hurle-t-elle en brandissant son poing au-dessus de ma tête.

Elle est si proche que je distingue la peau froissée des joues qui bat la mesure au rythme de ses mots, ainsi que les poils drus parsemés sur le bas de son visage. C’est un embryon de moustache en terrain accidenté, entre rides verticales, renfoncements mous et crevasses cutanées.

– Sors de là ! insiste-t-elle en me postillonnant dessus.

Et elle assène son poing sur mon crâne. Pour une mémé, elle a de la force.

– Aïe ! Salle vieille ! Wallah… ! dis-je en me tenant la tête.

Je me redresse d’un bond et campe sur mes deux jambes. La folle paraît maintenant minuscule. Si je lui en colle une, elle va valser direct, c’est sûr. Elle a d’abord un léger mouvement de recul mais revient vite à la charge.

– Il sait pas lire le juif ? C’est in-ter-dit ! siffle-t-elle en levant sa canne en direction de la sortie.

J’abdique, sors du square et me retourne pour lire l’écriteau accroché très visiblement sur la grille : « interdit aux Juifs »

Ça commence à me stresser cette histoire. Je crie à la vieille :

– Je ne suis pas juif !

Mais elle a déjà disparu. »

Citation que je lie à ma lecture :

« Sauf au prix d’un effort de générosité aussi rare que le génie, on est toujours barbares envers les faibles  » Simone Weil, Réflexion sur la barbarie

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Conclusion :

Un très beau livre qui permet de se souvenir, et qui, d’une certaine manière, demande à l’Humanité de ne pas crée d’amalgames, de ne pas recommencer, tout simplement.

Bonne lecture ❤

Petite Pousse

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L’herbe Bleue de X

Bonjour !

Aujourd’hui je viens vous parler de l’herbe bleue !

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Résumé :

« L’herbe bleue » est le journal intime d’une jeune droguée de quinze ans.

Cet ouvrage ne prétend pas décrire le monde de la drogue chez les jeunes. Il n’apporte aucune solution à ce problème. C’est une chronique personnelle, spécifique, qui, en tant que telle, permettra peut-être de comprendre un peu l’univers de plus en plus compliqué dans lequel nous vivons.

Les noms, les dates, les lieux et certains évènements ont été changés, selon le désir de toutes les personnes mêlées à ce récit. »

Mon avis :

J’ai lu ce livre sous le conseil d’une amie de mon internat qui était venue me le conseiller car il l’avait beaucoup touchée. Après nous en avons un peu discuté et ce côté de cette lecture m’a beaucoup plus 🙂

J’ai un peu de mal à me lancer, je sais ce que je veux dire, mais j’ai peur de ne pas mettre les bons mots sur ce que je ressent…

J’ai lu quelques critiques sur Babélio avant de me lancer dans la mienne… Et j’en suis ressortie en colère. Oui l’auteure de ce roman n’est pas le personnage principal, oui on nous as vendu ça comme un témoignage alors que ce n’en est pas un… Oui je peux comprendre ce sentiment de s’être fait avoir sur toute la ligne. Mais d’après ce que j’ai compris et ce qu’on m’en a expliqué, la véritable auteure est une psy qui a raconté l’histoire d’une jeune qu’elle a rencontré… CETTE HISTOIRE A DONC ÉTÉ VÉCUE ! UNE JEUNE FILLE EST MORTE ! Des DIZAINES de gamins meurent d’une overdose, ont une histoire similaire. Et tout ce que l’on trouve a dire c’est « on nous as trompé, l’auteure n’est pas le personnage principal… » Mais flûte à la fin ! Oui, l’histoire ne s’est pas passée mots pour mots ainsi, oui le trait a peut-être été grossi… MAIS LA SITUATION EST BIEN RÉELLE !  Peut-être que si on réfléchit deux minutes on se dit que l’auteure a choisi de rester anonyme pour que, en lisant ce « témoignage » les gens prennent un peu conscience, regardent le monde autour, voient ces jeunes, qui ont souvent besoin d’aide quand il se contente de fermer les yeux! Peut-être qu’elle s’est dit qu’ainsi les gens seraient plus touchés, plus concernés. Soyons honnête, on nous aurait vendu ça comme un roman et non pas comme un témoignage, des dizaines de dizaines de personnes auraient refermés le bouquin en se disant « de toute manière c’est de la fiction, l’auteur a grossi les traits, ça n’arrive jamais dans la vraie vie ». Et bien si mesdames et messieurs, j’ai le malheur de vous annoncer que nous vivons dans un monde de m**** et que des enfants, comme des adultes, meurent d’overdose. Et honnêtement, ça me met mal de me dire que des gens ne retiennent que ça de l’histoire, à la place de se dire qu’elle n’aura jamais réussi à devenir assistante sociale, et qu’elle aura pourri sa vie sans arriver à s’en sortir. A la place de se dire qu’elle avait la volonté de s’en sortir mais qu’elle n’aura pas réussi. A la place de se dire que, peut être, il existe d’autres gens dans cette situation, et que, peut être, on pourrait essayer de les aider, pour que eux puissent réaliser le rêve qui les habite quand l’adolescente du roman n’aura pas pu le faire.

J’aurais eu d’autres choses à dire, mais je pense que c’est la seule chose à retenir, après avoir lu ces critiques sur Babélio.

Extrait :

« 9 avril.

Aujourd’hui je suis retournée à l’école et le proviseur m’a immédiatement appelée dans son bureau. Il m’a dit qu’il avait appris ma conduite et que j’étais un exemple répugnant de la jeunesse américaine. Et puis il m’a déclaré que j’étais foncièrement égoïste, indisciplinée, puérile et qu’il ne tolèrerait pas un seul écart de conduite de ma part. Et puis il m’a renvoyée en classe comme des ordures qu’on jette à la poubelle ! Quel con !

Plus que jamais, je suis décidée à apprendre la psychologie et la psychiatrie pour aider les jeunes. Les gosses ont besoin d’avoir des gens compréhensifs autour d’eux, qui les écoutent, qui se soucient d’eux. Ils ont besoin de moi ! La nouvelle génération a besoin de moi ! Et ce pauvre type stupide et imbécile, qui a probablement renvoyé des centaines de gosses, m’a lancé un défi personnel. Il peut sans doute renvoyer les autres, mais pas moi ! J’ai étudié mes leçons quatre heures, ce soir, j’ai travaillé et je vais rattraper tout ce que j’ai manqué. Même si je dois m’y coller huit heures par nuit!

A bientôt, journal. »

Conclusion :

Ce livre m’a émue aux larmes et m’a permis d’un peu mieux comprendre le monde de la drogue… Vraiment magnifique, à lire si ce n’est pas déjà fait !

Citation que je lie à ma lecture :

Elle n’est peut être pas totalement exacte, mais je la trouve très jolie…

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Miss pousse

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Sansonnets, un cygne à l’envers de Pierre Thiry

Bonjour !

Je suis désolée, je n’ai pas d’excuses, à part que je n’ai presque rien lu… Ces derniers temps je me suis un peu perdue…

Toujours est-il qu’il m’a été demandé (grâce à maman) de lire « Sansonnets, un cygne à l’envers » de Pierre Thiry, pour le chroniquer.

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Résumé :

Ces cent sonnets sont des sourires qui te sont adressés. Ils ont été inventés lorsque j’avais du temps : à l’arrêt d’autobus, sur le quai de la gare SNCF, dans un train, sur une terrasse de café, dans une salle d’attente, sur un coin de table durant un repas ennuyeux, dans mon bureau, dans un magasin de chaussures, en discutant avec ma coiffeuse, en attendant un dessert au restaurant, en marchant en forêt, en essayant une nouvelle chemise, en lisant un livre, en marchant sous la pluie, en savourant un concert, en rêvant devant un arbre, en écoutant converser les sansonnets au-dessus de l’étang des cygnes… Où mènent-ils ? Vers la recette de… De quoi ? Ouvre, explore et tu verras.

Mon avis :

Tout d’abord, en ouvrant le livre, j’ai cherché à me rappeler ce qu’est un sonnet. Voici donc la définition de mon Robert de poche :

sonnet n.m. Petit poème à forme fixe (deux quatrains, deux tercets).

Effectivement, la forme est respectée tout le long des 100 sansonnets… Quand même !

J’avoue qu’au niveau du contenu je suis assez mitigée… J’ai eu un coup de coeur pour certains, mais il y en a d’autres à qui je suis restée hermétique, sûrement parce que quelques uns étaient totalement loufoques! 😀

Néanmoins, ils sont tous très intéressant d’un point de vue poétique, et notamment du point de vue des jeux de mots et des rimes. En effet, on peut trouver des rimes de toutes sortes : rimes simples, rimes embrassées, rimes croisées… C’est très agréable !

On peut également trouver des acrostiches au milieu de ces sonnets, mais toujours en respectant la structure propre à ce style de poème.

Certains poèmes (en fait, ce sont eux qui m’ont marqués), abordent des sujets très intéressants : on peut trouver une critique de la société (sonnet 28), le rejet de la personne selon son attitude et sa tenue (c’est comme ça que j’interprète le sonnet 24 en tout cas), la façon d’écrire (sonnet 73), la capacité à dialoguer par l’art avec une personne étrangère ne parlant pas forcément la même langue (sonnet 79)  ou encore la question « peut-on écrire quelque chose de beau si l’on ne fait que suivre une méthode ? »

D’autres m’ont juste touchée pour leur mots, ou leur références (notamment l’hommage à Rimbaud, ou un autre poème que j’ai relié au liaisons dangereuses, ou même et d’autres…)

Extraits :

J’ai choisi deux extraits, un d’un sonnet j’ai fait lire à mes amis avec un superbe jeux de mots, et un autre, juste parce qu’il m’a touchée. »

Le rat Tur et Arthur Lerat

« Pour soutenir l’alité rat

Tur quoiqu’en dise Arthur Lerat.

L’alité rat Tur étouffait… »

Thèse

« Sans l’écraser je m’approche de la fenêtre,

Je l’ouvre, et je dis à l’animal : vas-t’en toi!

Par là, le monde est grand, vaste, infini peut-être,

Assez grand pour nous deux, sans doute aussi pour trois

Elle m’a quitté, est-elle arrivée chez toi?

Si tu l’entends, ouvre, elle apporte cette lettre. »

Conclusion :

Un avis partagé entre les sonnets qui m’ont touchée et ceux auxquels je suis restée hermétique, mais malgré tout, de baux jeux de mots et une belle écriture. Merci à l’auteur qui m’a permis de passer ce chouette moment 🙂

Citation que je lie à ma lecture :

parce que ces 100 sansonnets m’ont fait tout de même rêver et passer un joli moment… Et parce que comme le résumé le prévoyait, ces cent sonnets m’ont fait sourire ❤

reve-ta-vie-en-couleurs

Miss pousse

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L’esclavage moderne

Bonjour !

Désolé, aujourd’hui, pas de chronique !

Il se trouve que ma prof de français nous as donné un devoir d’invention sur l’esclavage moderne, ainsi qu’un site auquel se référer… J’ai appris énormément de choses sur ce site et ça m’a donné envie d’agir ! Donc en attendant d’en parler à maman, je vous poste ma rédaction et le lien du site, « Le Comité Contre l’Esclavage Moderne ».

Il nous fallait écrire un article de l’Encyclopédie à la manière des Lumières sur l’esclavage moderne.

Esclavage moderne : c’est des hommes, des femmes et des enfants brutalisés physiquement et/ou psychologiquement, privés de toute forme de liberté. C’est des dizaines de millions de personnes obligés de servir ces exploiteurs qui se jugent supérieurs à eux.

Cet esclavage se décline de plusieurs manières, toutes aussi abjectes les unes que les autres.

Tout d’abord, l’esclavage pour dettes, touchant des millions de personnes. Cette forme d’esclavage touche les personnes dans une situation de grande misère qui n’ont pas assez d’argent pour subvenir à leurs besoins naturels : nourriture, eau, logement, médicaments. Ils se trouvent alors dans l’obligation d’emprunter de l’argent. Pour rembourser, il leur est demandé de travailler. C’est ainsi que des familles sont aliénées jusqu’au remboursement de ce prêt, qui le plus souvent ne restitue pas entièrement la somme empruntée. Dans ce cas-là, la dette est transmise aux enfants. Les esclaves travaillent toute l’année, tout les jours.

Il existe aussi le travail forcé, qui concerne les personnes contraintes par la menace d’effectuer des travaux difficiles, parfois dangereux. Ils ne sont pas rémunérés, leur seule paye se résume à des coups ou  même de la torture mentale. Les principales victimes de cette pratique infâme sont les enfants car ce sont les plus vulnérables à ce chantage, mais les hommes et les femmes sont aussi concernés. Cet asservissement se pratique dans les mines, les ateliers, les champs et les fabriques. Ils sont des centaines de milliers à subir ce traitement ignoble.

Il y a aussi, par malheur, l’esclavage sexuel. Il concerne les femmes et les enfants, plus facilement attaquables, souvent piégés par des trafiquants faisant partie de réseaux criminels pratiquant la traite des êtres humains. Les esclaves subissent une extrême violence de leurs « maîtres »

On peut égalemment trouver le mariage forcé qui, la plupart du temps, signifie pour la jeune fille (la principale concernée par cette ignominieuse pratique) une vie de servitude domestique, de prostitution forcée, qui rejoint l’esclavage sexuel, ou encore de travail dans les champs.

Existe également l’esclavage dometique. Il touche essentiellement des enfants, des femmes et des jeunes filles, plus rarement des hommes ou jeunes garçons. Les victimes viennent souvent de pays étrangers, venant dans des pays plus riches dans l’espoir d’une vie meilleure. Soit embauchée à l’étranger, soit simplement par la voie familiale (par exemple, la promesse de scolariser l’enfant), la victime est rapidement totalement dépendante de ses « maitres » qui lui confisquent ses papiers, la menacent, l’affament, l’isolent, l’épuisent et l’humilient. Elle perd peu à peu confiance en elle et en la vie.

Et enfin, contrairement à ce que l’on peut croire, l’esclavage traditionnel existe encore au 21° siècle. Dans quelques pays, heureusement de plus en plus rares, des groupes de population sont considérés comme inférieurs de naissance, et sont asservis.

Dans le monde existent encore des millions d’hommes, de femmes, d’enfants, subissant ces traitements contraires à tout les droits de l’homme et à toutes les lois humaines. Des millions d’hommes, de femmes, d’enfants sont ignorés de tous, car pour une majorité, l’esclavage n’existe plus. Des millions d’hommes, de femmes, d’enfants, ne sont que fantômes, aux yeux de notre société.

Comité contre l’esclavage

Petite Pousse

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